Implant dentaire : tout savoir sur la dent artificielle

Les problèmes sanitaires relatifs à la dentition font partie des maux du siècle. Avec toute la nourriture industrielle que nous ingérons matin, midi et soir cumulée à un manque d’entretien de la flore buccale de la part de certains d’entre nous, il n’est pas étonnant que beaucoup souffrent de soucis à ce niveau, sans oublier le tabac et l’alcool, fortement répandus à travers le monde, et qui contribuent à la détérioration des dents.

La plupart du temps, les patients consultent le cabinet dentaire lorsque la douleur devient insupportable, et c’est malheureusement souvent trop tard pour pouvoir réparer la dent malade. À ce stade, une extraction s’impose, et les victimes optent le plus souvent pour la solution d’un implant dentaire. Si vous êtes dans ce cas de figure, vous tombez bien, car cet article, où nous vous donnons entre autres notre avis sur les implants dentaires, vous fournira les informations nécessaires.

En quoi consiste un implant dentaire ?

L’implant dentaire est souvent confondu avec la prothèse dentaire. Bien que les deux vont ensemble, ils sont bel et bien différents. L’implant dentaire est la forme de vis que le chirurgien implante dans la région où se trouvait auparavant la racine de votre dent désormais arrachée, il sert donc de racine artificielle à la prothèse qui reposera sur lui. Souvent, les implants dentaires sont faits en titane, car c’est la matière la plus adaptée pour ce type d’opération. Beaucoup de patients craignent la douleur que pourrait leur causer une implantation dentaire, mais il faut savoir que cela se fait sous anesthésie, et que hormis la piqûre, rien ne vous fera mal. Toutefois, quelques heures après l’opération, des douleurs surviendront avec la dissipation du produit anesthésiant, mais des anti-douleurs vous seront également prescris à cet effet.

Pour quelle raison avoir recours à la pose d’un implant dentaire ?

Globalement, il y a deux raisons qui pourraient pousser un patient ayant perdu une dent à décider de se faire poser un implant dentaire. La première raison est l’aspect esthétique ; si la dent est située dans un endroit visible, c’est-à-dire parmi les dents directement derrière les lèvres, ce ne sera pas très beau à voir, surtout lorsque ce dernier sourit. Par conséquent, il est important de se faire implanter une dent artificielle pour corriger ce défaut.

L’autre raison est plutôt d’ordre utilitaire ; il arrive qu’une dent, même si elle ne pose aucun problème du côté de l’esthétisme, soit indispensable à la mastication de la nourriture. Cela arrive le plus souvent aux personnes ayant déjà une dent manquante, auquel cas la disparition d’une autre dent voisine peut peser.

Y a-t-il des risques concernant les implants dentaires ?

La procédure d’implantation dentaire est considérée comme l’une des opérations les plus sûres de la chirurgie dentaire. En effet, peu de risques sont associés à ce type d’intervention, plus facile et moins dangereux à pratiquer que d’autres opérations.

Toutefois, le risque 0 n’existant pas, il se peut qu’un accident se produise lors de l’intervention, ou qu’il y ait des complications par la suite. Voyons donc les risques encourus lors d’une opération d’implantation dentaire.

Perforation de certaines parties de la région buccale

Il arrive que lorsque votre dentiste passe à la pose de l’implant dentaire, une zone anatomique se blesse, si par exemple ce dernier est un peu trop enfoncé, ou qu’il y ait une quelconque anomalie au niveau de vos gencives. Voici les différentes parties qui sont généralement touchées par la perforation :

  • Plaque linguale.
  • Plaque labiale.
  • Canal alvéolaire inférieur.
  • Sinus maxillaire.

Instabilité de l’implant

L’implant dentaire doit être inséré dans l’os de la gencive de manière à ce que ce dernier s’adapte et le recouvre avec le temps. Cette étape s’appelle l’ostéo-intégration de l’implant dentaire. Parfois, il peut arriver que l’implant ne soit pas inséré convenablement, ce qui conduit à une instabilité de ce dernier, empêchant ainsi son osté-ointégration. Généralement, la prescription d’antibiotiques prophylactiques permet de réduire de 33 % le risque d’instabilité de l’implant dentaire, mais toutefois, l’accident reste toujours possible.

Le risque d’infection

L’infection est une des complications les plus connues suivant l’implantation dentaire, mais aussi les opérations médicales de manière générale. Elle touche en priorité les zones sensibles ou déjà malades telles que les abcès, les inflammations, les fistules, etc.

Ce n’est pas un risque à prendre à la légère, car son aggravation peut conduire à une infection dite systémique, c’est-à-dire qui concernera l’ensemble du corps.

Perte osseuse autour de l’implant

Ici, ce n’est pas l’implant qui est mal inséré, mais plus l’os qui se résorbe au niveau de la gencive, plutôt que de se développer pour mieux envelopper l’implant. Ainsi, les conséquences sont les mêmes qu’une mauvaise insertion de ce dernier, à savoir une instabilité suivie de douleurs assez intenses.

Brisement de l’implant dentaire

Nous terminerons par le risque le plus grave, qui est la fracture de l’implant dentaire mis en place. En général, cette fracture n’est pas causée par l’opération en elle-même, mais par un accident qui peut arriver au patient après celle-ci, comme une chute ou une bagarre. Remédier à un éclat de l’implant à l’intérieur de la gencive est une tâche extrêmement compliquée, sans parler des douleurs que cela implique.

Quel est le prix moyen d’un implant dentaire ?

Concernant les tarifs d’un implant dentaire, la moyenne se situe aux alentours de 1 000 euros. Toutefois, comme vous le savez, l’implant dentaire n’est jamais placé seul, il est toujours accompagné de la prothèse, sans quoi il n’aurait pas grand intérêt. Il faut donc ajouter le prix de la prothèse, qui s’élèverait ainsi à 2 000 euros. Ce n’est pas fini ; la jonction entre la prothèse et l’implant dentaire se fait par l’intermédiaire de ce que l’on appelle le pilier surimplant, dont le coût moyen se situe dans les 500 euros. Le coût total de l’implant dentaire se situe donc autour de 2 500 euros. Rappelez-vous que ce chiffre n’est qu’une moyenne, et peut grandement varier selon les cabinets ou cliniques dentaires que vous aurez choisis. Vérifiez donc à l’avance les tarifs, faites un petit comparatif et choisissez en conséquence.

Remboursement de l’implant dentaire par l’assurance-maladie

Si vous comptiez sur la sécurité sociale pour essayer de réduire le coût de l’implantation dentaire, vous risquez malheureusement d’être un peu fort déçu. En effet, cette dernière ne prend pas en charge les opérations d’implantation dentaire, estimant que ce n’est pas une forme de soin vital. Pareillement, aucune mutuelle ne prend en charge ce type d’intervention de manière intégrale. Les seules que vous pourrez trouver prenant en considération une telle opération, ne vous rembourseront qu’une petite partie (environ 300 euros).

Les alternatives pas chères pour un implant dentaire et sa prothèse

Pour les personnes qui n’en auraient pas les moyens, il existe des alternatives, moins qualitatives certes, mais qui pourront tout de même faire l’affaire. Voici quelques-unes d’entre elles :

  • Le bridge, qui est une sorte de couronne dentaire, prise en charge par les mutuelles jusqu’à 50 %. Elles jouent le rôle de dents sans pour autant être implantées à l’intérieur de la gencive.
  • L’onlay, qui peut s’appliquer à une dent à moitié abîmée. Ainsi, au lieu de l’arracher puis la remplacer par un implant, vous pouvez la laisser et lui fixer un onlay, pour un coût nettement moins cher.
  • La facette dentaire : elle rétablit la forme et l’esthétique de dents détériorées ou abîmées.
  • La dent sur pivot : c’est une espèce de couronne, placée sur la racine de la dent préexistante.

Comment se pose un implant dentaire ?

Pour ceux qui désirent en savoir plus sur les détails de l’opération, sachez que celle-ci, bien qu’un peu difficile à réaliser, est relativement facile à comprendre et à expliquer, du moins en schématisant. Tout d’abord, il est évident que la pose de l’implant dentaire doit impérativement être précédée de l’arrachement total de la dent touchée, ainsi que sa racine. Cette opération est déjà délicate, car il faut enlever la totalité des bouts de racine, sans pour autant endommager la gencive. Ensuite, lors de la deuxième consultation, le chirurgien-dentiste passe à l’action.

Il existe deux méthodes répandues pour la pose d’un implant, et le dentiste choisira l’une d’entre elles, en fonction de la situation. Les deux méthodes sont appelées implantation endo-osseuse, et implantation sous-périosité.

La première consiste à insérer l’implant à l’intérieur de l’os de la mâchoire. Tous les types d’implants ne sont pas forcément adaptés à cette méthode, les plus généralement utilisés sont les implants en forme de vis, ou cylindriques.

Quant à la méthode dite sous-périosité, elle est plutôt utilisée dans la partie inférieure de la mâchoire, lorsque l’os de la mâchoire est jugé trop court pour y accueillir un implant.

Quant à la pose en elle-même, là encore, il existe deux façons de procéder : soit le dentiste choisit de procéder en une seule fois, et c’est la méthode la plus souvent utilisée pour les implantations sous-périosité, ou alors en deux étapes, plutôt favorisée pour les implantations endo-osseuses. La première étape consiste à inciser la gencive et y placer l’implant, puis attendre l’osteo-intégration de ce dernier. Ensuite, 4 à 6 mois plus tard, on procède à la fixation du pilier et de la prothèse dentaire.